MOZOM-analyse
Les caméras comme couche de contrôle : Londres, l'Allemagne et DeFlock montrent la même direction

- Source
- Tagesschau, GOV.UK, ICO, Liberty, Big Brother Watch, DeFlock, Flock Safety en ALPR Watch
- Titre MOZOM
- Les caméras comme couche de contrôle : Londres, l'Allemagne et DeFlock montrent la même direction
- Titre original
- Analyse de la reconnaissance faciale en direct, de l'analyse des mouvements par l'IA et des lecteurs de plaques d'immatriculation comme nouvelle infrastructure de surveillance dans les espaces publics
- Auteur
- la redaction de MOZOM.nl
- Date
- 22 juli 2026 om 07:30
- Sujet
- MOZOM étudie comment la reconnaissance faciale en direct à Londres, les nouveaux pouvoirs de la police allemande et les réseaux américains de lecteurs de plaques d'immatriculation se combinent pour transformer l'espace public en une couche de contrôle consultable.
Résumé de l'article original
Tagesschau rapporte que la police de Londres utilise de plus en plus la reconnaissance faciale en direct et présente cette technologie comme une réussite. Selon la police, des milliers de personnes recherchées ont été arrêtées depuis 2024 après reconnaissance par le système. Le gouvernement britannique travaille simultanément sur un cadre juridique plus spécifique, car le droit existant, selon GOV.UK, consiste en une combinaison complexe de droit commun, de protection des données, de droit des droits de l'homme, de directives nationales et de politiques locales. L'Allemagne va dans la même direction avec la nouvelle Bundespolizeigesetz : dans des situations particulièrement dangereuses, la reconnaissance faciale en direct devrait être possible dans les zones de police fédérale, comme les gares et les aéroports. L’IA doit également être capable d’aider à reconnaître les schémas de mouvement dangereux. Aux États-Unis, DeFlock s'articule principalement autour des caméras ALPR/LPR : des lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation. Ce n’est pas une preuve de reconnaissance faciale, mais c’est une logique connexe : les véhicules, les lieux et les heures deviennent des données consultables.
Recherche de source propre
MOZOM a placé trois niveaux de supervision les uns à côté des autres. Le premier niveau est Londres : la reconnaissance faciale en direct est visiblement déployée, avec des fourgons de police et des caméras qui comparent les visages aux listes de surveillance. Le Tagesschau cite comme contexte environ un million de caméras de surveillance publiques et privées à Londres, tandis que la police affirme que les messages d'erreur sont rares. La deuxième couche est l’Allemagne : le nouveau Bundespolizeigesetz a été adopté par le Bundestag et doit encore être adopté par le Bundesrat après l’été. La loi ouvre la porte à la reconnaissance faciale en temps réel dans des situations de danger particulières et à l’IA qui reconnaît les schémas de mouvement dangereux. Le troisième niveau est celui des États-Unis : DeFlock et ALPR Watch montrent comment les lecteurs de plaques d'immatriculation peuvent être inventoriés en tant que réseau, tandis que Flock Safety lui-même parle de milliers de services de police, de communautés et d'entreprises, de milliards de relevés de plaques d'immatriculation mensuels, d'alertes en temps réel et de la conversion de caméras existantes en lecteurs de plaques d'immatriculation. Flock affirme que ses caméras LPR capturent les données des véhicules et non les visages. C’est précisément cette distinction qui est importante : cet article n’affirme pas que tous les systèmes font la même chose, mais qu’ils forment ensemble une infrastructure de reconnaissance.
La sécurité comme mot-clé
Le maître mot est la sécurité. Un enfant enlevé, un auteur de violences recherché ou une voiture recherchée constituent un argument de poids. Peu de citoyens s’opposeront par principe à de tels objectifs. Mais c’est précisément pour cette raison que le débat se déplace rapidement vers la mise en œuvre, l’achat et l’expansion, tandis que la question du pouvoir reste de mise : qui décide quand la caméra recherche, qui est sur la liste, qui surveille, quel particulier fournit et quand le système sera à nouveau éteint ?
Contexte moins visible
Le modèle de revenus est moins visible. Les caméras, les logiciels de reconnaissance, les lecteurs de plaques d'immatriculation, les plateformes de données, le stockage cloud, les salles de contrôle, la maintenance et la conformité légale constituent un marché. Les caméras privées ne sont pas illégales en soi, mais au Royaume-Uni et en Europe, il existe des règles concernant la protection des données, la limitation des finalités, la proportionnalité et la biométrie. Un gouvernement ne peut pas simplement examiner tout ce qui est privé sans autorisation. Pourtant, une orientation public-privé se dessine : les entreprises fournissent la technologie, les gouvernements utilisent les alertes, les citoyens passent par la couche de mesure. Dans un tel système, le contrôle ne constitue pas toujours un grand plan central. Elle peut également se développer grâce à des appels d'offres individuels, des pilotes locaux, des incidents de sécurité, des mises à jour de logiciels et des pressions politiques après des incidents.
Message possible derrière l'actualité
Le message visible est le suivant : plus de technologie rend la société plus sûre. La conférence essentielle de MOZOM est la suivante : lorsque chaque caméra peut reconnaître, filtrer et déclencher une alarme, une infrastructure est créée qui peut ensuite également être utilisée pour un contrôle plus large.
Conclusion neutre
La conclusion n’est pas que Londres, Berlin ou les sociétés de caméras américaines aient prouvé aujourd’hui qu’elles construisaient un État de surveillance totale. La conclusion la plus défendable est plus nette : les éléments constitutifs d’une couche de reconnaissance permanente dans l’espace public deviennent effectivement visibles. D’abord comme une aide à la criminalité grave. Puis des alertes en temps réel, des modèles d'IA, des itinéraires de plaques d'immatriculation, des réseaux privés et de nouvelles exceptions légales. Si l’Europe ne définit pas clairement ce qui est techniquement autorisé, la sécurité peut progressivement devenir un argument standard en faveur d’un contrôle permanent.
Source:
- Tagesschau: Polizei in London nutzt Gesichtserkennung fur Festnahmen
- Tagesschau: Bundestag besluit over nieuw Bundespolizeigesetz
- GOV.UK: Consultation on a new legal framework for facial recognition
- ICO: Facial recognition technology and surveillance
- Liberty: zorgen over uitbreiding gezichtsherkenning in Londen
- Big Brother Watch: briefing over politiegebruik van gezichtsherkenning
- DeFlock Maps: ALPR camera map en privacy routes
- Flock Safety: license plate reader network
- ALPR Watch: uitleg over automatische kentekenlezers