MOZOM-analyse
Les centres de données sont gourmands en énergie et en eau : commodité du cloud ou utilité cachée ?

- Source
- NRC, IEA, CBS, AP, UNU-INWEH, Microsoft en Google-context
- Titre MOZOM
- Les centres de données sont gourmands en énergie et en eau : commodité du cloud ou utilité cachée ?
- Titre original
- Le centre de données Microsoft utilise 1 pour cent de toute l'électricité néerlandaise, Google ne veut pas donner d'informations sur la consommation
- Auteur
- la redaction de MOZOM.nl
- Date
- 14 juli 2026 om 08:52
- Sujet
- MOZOM étudie pourquoi les centres de données ne sont plus simplement une infrastructure numérique, mais sont de plus en plus en concurrence pour l'électricité, l'eau, la capacité du réseau et la transparence publique.
Résumé de l'article original
À l’échelle mondiale, l’Agence internationale de l’énergie estime que les centres de données ont consommé environ 415 térawattheures d’électricité en 2024, soit environ 1,5 % de la consommation électrique mondiale. Selon l’AIE, cela pourrait atteindre 945 térawattheures d’ici 2030, principalement grâce à l’IA et aux calculs accélérés. Convertis, 415 TWh représentent une puissance continue moyenne d’environ 47 gigawatts ; 945 TWh représentent environ 108 gigawatts en continu. Les Pays-Bas montrent à quel point cette tendance mondiale peut devenir locale. CBS a calculé que les centres de données néerlandais ont consommé 5,1 milliards de kilowattheures en 2024, soit 4,6 % de la consommation électrique nationale. NRC place à côté une entreprise spécifique : Microsoft, à Middenmeer, demanderait à elle seule environ 1 pour cent de toute l'électricité néerlandaise.
Recherche de source propre
MOZOM a comparé la motivation néerlandaise avec les chiffres mondiaux de l'énergie et de l'eau. Prouvé : l’AIE estime la consommation mondiale des datacenters à environ 415 TWh en 2024 et prévoit environ 945 TWh en 2030 dans son scénario de base. Prouvé : 415 TWh par an équivalent à environ 47 GW de puissance continue ; 945 TWh sur environ 108 GW de puissance continue. Prouvé : CBS rapporte que les centres de données néerlandais ont reçu environ 5,1 TWh d'électricité en 2024, soit 4,6 % de la consommation électrique néerlandaise. Preuve tirée du rapport du NRC : le centre de données Microsoft de Middenmeer est lié à environ 1 % de toute l'électricité néerlandaise et, selon le NRC, Google ne fournit pas d'informations comparables sur la consommation. Prouvé dans le contexte AP/UNU-INWEH : les centres de données ne concernent pas seulement l'énergie directe, mais aussi l'eau pour le refroidissement, l'eau pour la production d'électricité et l'utilisation des sols. Incertain : la consommation mondiale directe d'eau précise pour le refroidissement des centres de données, car les entreprises déclarent différemment et l'eau indirecte provenant de la production d'électricité n'est pas toujours incluse. Probable : la pression de l’eau devient localement plus importante que la moyenne mondiale, en particulier dans les régions chaudes ou sèches et en cas de regroupement rapide à grande échelle.
Frappant dans ce message
Les centres de données sont souvent qualifiés de « cloud », mais le meilleur terme est parfois « service public détenu ». Cloud semble léger et partout ; un centre de données est lourd et quelque part. Elle utilise des câbles, des transformateurs, des installations de refroidissement, des contrats d'eau et des terrains. Cela change la question « à quel point l'IA est-elle intelligente ? » à « qui a la priorité en matière d'électricité et d'eau ?
Contexte moins visible
La différence entre le pourcentage global et la pression locale est moins visible. À l’échelle mondiale, une consommation électrique de 1,5 pour cent semble gérable. Au niveau local, cependant, un cluster peut entraîner un renforcement du réseau, des centrales électriques au gaz supplémentaires, une pression de l'eau de refroidissement ou des retards dans la construction résidentielle et l'industrie. Les figures d'eau sont également sensibles aux définitions. Une entreprise peut utiliser moins d’eau sur site grâce au refroidissement à sec, mais a donc besoin de plus d’électricité. Ou encore, il peut contracter de l’énergie verte sans que cette électricité n’enlève réellement la même pression sur le réseau à chaque heure et en tout lieu. La transparence doit donc être non seulement annuelle et mondiale, mais aussi régionale, par type de source et par système d'eau.
Message possible derrière l'actualité
Un message possible est que les centres de données font partie du progrès moderne et qu’il convient donc de leur accorder de l’espace. La lecture la plus précise de MOZOM est que les progrès ne sont défendables que lorsque la facture d’électricité, d’eau et de capacité du réseau est rendue visible avant que les permis, les câbles et les droits d’eau n’aient déjà été obtenus.
Conclusion neutre
La conclusion : le rapport du NRC est digne d’intérêt car il fait remonter une tendance mondiale à la pénurie aux Pays-Bas. Les centres de données du monde entier consomment déjà des centaines de térawattheures d’énergie et, d’ici 2030, ils pourraient se rapprocher de la consommation annuelle actuelle d’un grand pays industrialisé. La consommation d’eau est encore plus difficile à chiffrer avec précision, mais c’est précisément ce qui rend la transparence plus urgente. Sans chiffres ouverts, le cloud reste un mot doux pour une facture d'infrastructure dure.
Source:
- NRC: Microsoft-datacenter gebruikt 1 procent van alle Nederlandse stroom
- IEA: Energy demand from AI
- IEA: Energy and AI executive summary
- CBS: elektriciteit geleverd aan datacenters 2017-2024
- AP: energy, water use and pollution of AI and data centers
- UNU-INWEH: Environmental Cost of AI's Energy Use
- Microsoft: 2026 Environmental Sustainability Report
- Google Data Centers: operating sustainably