MOZOM-analyse
Analyses MOZOM : certificat du médecin allemand dès le premier jour de maladie, moins d'absentéisme ou bureaucratie supplémentaire dans les salles d'attente ?

- Source
- Bundeskanzleramt, Entgeltfortzahlungsgesetz, Tagesschau, Deutsches Aerzteblatt, WELT en DIW
- Titre MOZOM
- Analyses MOZOM : certificat du médecin allemand dès le premier jour de maladie, moins d'absentéisme ou bureaucratie supplémentaire dans les salles d'attente ?
- Titre original
- La coalition allemande veut rendre les déclarations de maladie plus strictes dès le premier jour
- Auteur
- la redaction de MOZOM.nl
- Date
- 4 juli 2026 om 09:47
- Sujet
- L'Allemagne débat d'une déclaration obligatoire d'invalidité dès le premier jour de maladie et se demande si cela réduirait l'absentéisme ou mettrait surtout une pression supplémentaire sur les médecins et les employés.
Résumé de l'article original
La coalition allemande Noir-Rouge a convenu dans son paquet du 2 juillet 2026 que l'Arbeitsunfaehigkeitsbescheinigung, l'UA allemande, devrait être obligatoire dès le premier jour de maladie. Désormais, l'article 5 de l'Entgeltfortzahlungsgesetz précise que les salariés doivent informer immédiatement leur employeur, mais que le certificat médical n'est légalement nécessaire que si l'incapacité de travail dure plus de trois jours civils ; les employeurs peuvent exiger des preuves plus tôt dans des cas individuels. Le Tagesschau décrit qu'après le tumulte, la coalition parle d'une élaboration et d'une numérisation raisonnables. Les médias médicaux préviennent que cette mesure, ainsi que les discussions sur les déclarations téléphoniques de maladie, pourraient alourdir la charge de travail. Selon le Deutsches Aerzteblatt, les médecins contractuels tablent même sur des dizaines de millions de visites médicales supplémentaires. Cela transforme une mesure du marché du travail en une demande de soins de santé.
Recherche de source propre
MOZOM a placé cinq couches les unes à côté des autres. Première couche : la loi actuelle fait la distinction entre la déclaration directe et les preuves médicales ; cette différence disparaît souvent dans le message politique. Deuxième couche : le programme de la coalition place la mesure dans un cadre de réforme économique, et non dans un cadre de capacité médicale. Troisième couche : la réponse des médecins montre que le contrôle n’est pas gratuit pour les employeurs si la mise en œuvre aboutit dans le secteur des soins de santé. Quatrième niveau : le sondage public indique que de nombreux citoyens considèrent la mesure non seulement comme une lutte contre la fraude, mais aussi comme un signe de méfiance. Cinquième niveau : les critiques du DIW rendent visible le paradoxe économique : une mesure contre l'absentéisme peut entraîner plus de temps d'attente, plus de consultations et éventuellement des absences plus longues. L'argument de MOZOM est donc qu'il ne s'agit pas d'une simple lutte contre l'absentéisme scolaire, mais d'un passage du risque commercial à un traitement médical.
Frappant dans ce message
Il est frappant que la mesure soit présentée dans le langage de la croissance et du travail, alors que l'action concrète se déroule dans la salle d'attente. L'employeur veut de la certitude, les politiques veulent réduire l'absentéisme, mais le médecin doit gérer le flux supplémentaire. De cette manière, les économies de coûts pour un secteur peuvent devenir une bureaucratie pour un autre.
Contexte moins visible
Ce qui est moins visible, c’est que les rapports de maladie courts restent souvent courts parce que les employés ne doivent pas passer par un système au préalable. Si une personne souffrant de grippe ou de migraine doit quitter la maison pour un billet, cela ne signifie pas automatiquement moins de maladies. Principalement une voie administrative est créée. La numérisation peut accélérer la transmission, mais ne supprime pas automatiquement l’évaluation médicale, le triage et la responsabilité. La question n’est donc pas seulement de savoir si les abus existent. La question est de savoir dans quelle mesure les capacités réelles en matière de soins de santé qu’un État est prêt à utiliser pour fournir aux employeurs des preuves plus précoces.
Message possible derrière l'actualité
Un message possible est que des règles plus strictes en matière de déclaration des maladies ramènent la discipline. La contre-interprétation critique est que la méfiance semble bon marché tant que quelqu’un d’autre doit effectuer le contrôle.
Conclusion neutre
La conclusion neutre : l’Allemagne discute d’une règle plus stricte en matière d’annonce des maladies, mais sa mise en œuvre précise reste politiquement et juridiquement importante. La lecture la plus précise de MOZOM est que la mesure montre principalement avec quelle facilité les économies de coûts sont vendues comme politique de contrôle. Si chaque courte maladie devient immédiatement une voie de preuve médicale, l’employeur aura peut-être plus de certitude, mais le monde médical aura plus de travail. La question n’est alors pas seulement de savoir si le citoyen est vraiment malade, mais aussi si la bureaucratie elle-même est une politique saine.
Source:
- Bundeskanzleramt: coalitiepakket Aufschwung und Beschaeftigung, 2 juli 2026
- Gesetze im Internet: paragraaf 5 Entgeltfortzahlungsgesetz
- Tagesschau: dat moet veranderen bij Krankschreibung
- Tagesschau: coalitie zoekt na ophef naar 'vernueftige' oplossingen
- Deutsches Aerzteblatt: Telefon-AU en Krankschreibung vanaf eerste dag gepland
- Deutsches Aerzteblatt: Vertragsaerzte rekenen met 30 miljoen extra artsenbezoeken
- WELT: YouGov-peiling over afwijzing Attestpflicht en telefonische Krankschreibung
- WELT/dpa: DIW waarschuwt dat nieuwe regels ziekteverzuim niet vanzelf verlagen