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L’Amérique ralentit le dollar numérique, l’Europe fait avancer l’euro numérique : liberté ou contrôle de l’argent ?

Type: Analyse Auteur: Ron Caroselli Published: 13 juli 2026 om 09:58 Report a correction
Visuel éditorial réaliste d'une institution financière américaine avec un signal de pause rouge à côté d'un environnement de paiement numérique européen avec un signal de passage bleu, illustrant la discussion sur le dollar numérique, l'euro numérique, la liberté et le contrôle des paiements.
Source
GovInfo, U.S. House Financial Services Committee, Federal Reserve, ECB, Europees Parlement, EUR-Lex, EDPB/EDPS en academische kritiek
Titre MOZOM
L’Amérique ralentit le dollar numérique, l’Europe fait avancer l’euro numérique : liberté ou contrôle de l’argent ?
Titre original
Le H.R.6644 freine temporairement la Fed-CBDC pendant que l'Europe négocie l'euro numérique
Auteur
Ron Caroselli
Date
13 juli 2026 om 09:58
Sujet
MOZOM étudie pourquoi les États-Unis limitent légalement la Réserve fédérale jusqu'en 2030 avec un dollar numérique, tandis que l'Union européenne et la BCE continuent avec l'euro numérique.

Résumé de l'article original

Le projet de loi américain qualifie la monnaie numérique de la banque centrale de dollar numérique qui serait une obligation directe du système de réserve fédérale et serait largement accessible au public. Le texte interdit à la Fed d'émettre directement ou indirectement une telle monnaie, à l'exception des monnaies en dollars qui sont ouvertes, sans autorisation, privées et protègent la vie privée. Le frein dure jusqu'à la fin de 2030, mais la loi stipule également que la Fed ne pourra plus émettre de CBDC comparable après cela sans l'autorisation explicite du Congrès. En Europe, le ton est différent. La BCE présente l'euro numérique comme une forme de monnaie numérique, gratuite pour un usage de base, utilisable en complément du cash et destinée à rendre l'Europe moins dépendante des réseaux de paiement non européens. Le Parlement européen a soutenu le début des négociations avec le Conseil le 9 juillet 2026. Cela signifie que la même idée technique est formulée de manière très différente des deux côtés de l’Atlantique : aux États-Unis, principalement comme un risque possible de surveillance, dans l’UE, principalement comme une souveraineté des paiements publics.

Recherche de source propre

MOZOM a comparé le texte juridique américain à la voie législative européenne. Prouvé : le H.R. 6644 contient un titre distinct sur la monnaie numérique de la banque centrale et interdit à la Réserve fédérale d'émettre une CBDC de détail ou un actif numérique similaire, directement ou indirectement par un intermédiaire, jusqu'au 31 décembre 2030. Prouvé : la Commission européenne a proposé un règlement pour l'euro numérique, le Parlement européen a soutenu la phase de négociation et la BCE continue de travailler sur les préparatifs techniques. C’est prouvé : la BCE affirme que l’euro numérique devrait compléter les espèces, et non les remplacer, et qu’elle ne devrait pas être en mesure de déterminer, à partir des données de paiement, qui paie quoi. Probablement : la voie américaine renforce pour le moment les alternatives privées au dollar numérique, tandis que la voie européenne veut construire des rails publics de paiement numérique. Incertain : dans quelle mesure l’euro numérique restera-t-il volontaire dans la pratique si les grandes institutions l’utilisent ultérieurement comme voie standard ou privilégiée.

Frappant dans ce message

Il est frappant de constater que la même technologie reçoit un nom politique différent des deux côtés. Aux États-Unis, la CBDC ressemble souvent à un contrôle, une surveillance et à de l’argent de l’État que les citoyens devraient pouvoir suivre. En Europe, l’euro numérique ressemble souvent à une liberté face aux géants étrangers des paiements, aux infrastructures publiques et à la protection des espèces sous forme numérique. Les deux cadres contiennent une part de vérité, mais tous deux laissent également quelque chose de côté. Un frein CBDC américain ne protège pas automatiquement contre le contrôle des paiements privés. Un euro numérique européen ne protège pas automatiquement contre une expansion future, un lien ou une obligation pratique.

Contexte moins visible

La question plus profonde du pouvoir n’est pas seulement de savoir si l’argent numérique vient de l’État ou des entreprises. La question est de savoir qui gère les voies de paiement, quelles données sont créées en cours de route, quelles exceptions sont ajoutées ultérieurement et si les citoyens disposent d'une véritable issue en utilisant des espèces ou des moyens de paiement alternatifs. L’argent liquide peut passer de main en main sans application, compte, fournisseur ou contrôle en temps réel. L’argent numérique a toujours besoin d’infrastructures. Cela rend les promesses de gratuité, de volontariat et de respect de la vie privée importantes, mais également vulnérables : le texte juridique actuel ne détermine pas automatiquement comment les banques, les plateformes et les gouvernements utiliseront pratiquement le système dans cinq ou dix ans.

Message possible derrière l'actualité

Un message possible est que l’Amérique protège ses citoyens en ralentissant le dollar numérique, tandis que l’Europe protège ses citoyens en construisant son propre euro numérique public. La lecture la plus précise de MOZOM est que les deux systèmes choisissent un risque différent : l’Amérique court le risque d’accroître le pouvoir de paiement privé, l’Europe court le risque de construire une infrastructure de paiement publique qui pourra plus tard être utilisée plus largement que ce qui est promis aujourd’hui.

Conclusion neutre

La conclusion : c’est digne d’intérêt car les États-Unis et l’Europe font désormais des choix visiblement différents quant à l’avenir de la monnaie numérique. La loi américaine met un frein temporaire mais ferme à une Fed-CBDC. L’Europe est en train de mettre l’euro numérique sur la bonne voie. Cela ne prouve pas que l’UE cherche à contrôler l’argent, mais cela légitime la question : une fois que l’infrastructure de paiement existera, qui garantira que le paiement volontaire, gratuit et respectueux de la vie privée sera encore réellement volontaire, gratuit et respectueux de la vie privée dans dix ans ?

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